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Clôture des PEL en 2026 : que faire de votre épargne ?

Clôture des PEL en 2026 : que faire de votre épargne ?

 

Depuis le 1er mars 2026, une vague silencieuse traverse l’épargne française. Les Plans d’Épargne Logement ouverts à partir du 1er mars 2011 atteignent leur durée légale maximale de 15 ans et sont clôturés automatiquement par les banques. Selon les données du ministère de l’Économie, ce sont potentiellement 6,7 millions de plans concernés, pour un encours total d’environ 142 milliards d’euros. Beaucoup de détenteurs ne s’y attendaient pas — et la question « que faire de cet argent ? » se pose maintenant de façon très concrète.

 

Le PEL est un produit d’épargne réglementé, créé à l’origine pour préparer un projet immobilier. Son taux de rémunération est fixé à l’ouverture du contrat et garanti pour toute sa durée : les plans ouverts en 2011 bénéficiaient d’un taux de 2,5 %, ceux de 2015 de 2 %, ceux de 2016 de 1,5 %. Ce taux est tombé à 1 % en 2022, son niveau le plus bas, avant de remonter à 2 % pour les nouveaux contrats depuis 2023. À l’échéance légale, la banque transfère les fonds sur un compte courant ou un livret ordinaire. La rémunération de ce livret est fixée librement par la banque et est généralement très faible : aucune réglementation ne l’oblige à offrir un taux compétitif.

 

Ce que cela signifie en pratique : sans action de votre part, une somme potentiellement importante se retrouve sur un support peu rémunéré. Certaines banques proposeront de rediriger ces fonds vers leurs propres produits, mais leurs offres ne sont pas forcément les mieux adaptées à votre situation. C’est là que l’anticipation change quelque chose de concret.

 

Parmi les pistes à examiner, l’assurance-vie en fonds euros, si vous souhaitez conserver un placement sans risque à rendement modéré, est souvent la première à considérer : les capitaux en fonds euros sont garantis par l’assureur, restent en permanence disponibles, et ont obtenu un rendement moyen qui s’est établi à 2,65 % en 2025, auquel s’ajoutent des boosts commerciaux (majorations temporaires du rendement du fonds euros sur les nouveaux versements ou l’encours) qui permettent d’atteindre des rendements très compétitifs, parfois supérieurs à 4 %. La fiscalité devient particulièrement avantageuse après huit ans de détention, ce qui incite à ouvrir un contrat tôt plutôt que tard. Pour ceux qui ont un horizon plus long et souhaitent préparer leur retraite, le PER (Plan d’Épargne Retraite) permet de déduire les versements de son revenu imposable, en contrepartie d’une disponibilité des fonds limitée jusqu’à la retraite, sauf exceptions prévues par la loi. Les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier, des véhicules collectifs qui permettent d’investir dans l’immobilier professionnel à partir de quelques centaines d’euros) constituent une troisième voie pour diversifier sans acheter un bien en direct ; elles présentent cependant des contraintes de liquidité, la revente des parts n’étant pas immédiate, à bien peser.

 

Les risques à connaître avant de décider : les unités de compte en assurance-vie sont investies sur les marchés financiers et comportent un risque de perte en capital. Le PER bloque votre argent jusqu’à la retraite dans la plupart des cas et les versements sont refiscalisés à la sortie. Les SCPI peuvent subir des baisses de valeur et leur liquidité reste limitée. Aucun de ces produits ne convient à tous les profils, et c’est précisément pourquoi une analyse de votre situation globale avec votre conseiller reste indispensable avant de décider.

 

La décision la plus coûteuse reste souvent de ne rien faire. Si votre banque vous notifie la fermeture de votre PEL dans les prochaines semaines, c’est le bon moment pour examiner de façon objective avec votre conseiller en gestion de patrimoine Quercus Patrimoine comment cet argent peut travailler plus efficacement dans votre patrimoine.

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